L’hépatite B-Delta chez les personnes immigrées. Vécus, besoins et barrières pendant le traitement : une approche qualitative (enquête nichée dans la cohorte ANRS HD EP01 HEPDELTA (Buledelta quali)
Domaines
- Recherche
Thèmes
- Maladies infectieuses
Sous-thèmes
- Virus de l’hépatite Delta (VHD)
Pays
- France
- Pays d’origine des personnes immigrées en France (INSEE)
Équipes participantes
Unité d’Hépatologie Hôpital Cochin – APHP PARIS
Centre d’Investigation Clinique INSERM 1414 Hôpital Pontchaillou, CHU de Rennes RENNES
Résumé de l’activité
Le virus de l’hépatite Delta (VHD) est la forme la plus rare mais aussi la plus sévère des hépatites virales chroniques. En Europe, il touche majoritairement des personnes immigrées originaires de régions où l’hépatite B est endémique. Ces personnes cumulent souvent plusieurs vulnérabilités sociales et de santé qui compliquent l’accès aux soins, la continuité du suivi et l’adhésion aux traitements.
L’étude en sciences sociales Buledelta Quali vise à mieux comprendre les perceptions, les besoins et les obstacles rencontrés par des personnes immigrées atteintes d’une infection chronique au VHD et traitées par bulevirtide. Intégrée à la cohorte nationale ANRS HEPDelta, elle s’intéresse aux patients actuellement ou anciennement sous traitement. L’objectif est d’analyser leur niveau de connaissance de la maladie, leur relation avec les soignants, ainsi que les freins à l’accès aux soins et à l’observance thérapeutique.
L’étude explore également les expériences de stigmatisation, ainsi que les parcours de vie avant et après la migration, afin de comprendre comment ces trajectoires influencent la perception de la maladie, de la séropositivité et des priorités de santé. Elle identifie des leviers concrets pour améliorer la prise en charge, renforcer l’information sur la pathologie et favoriser l’autonomie des patients dans leur parcours de soins.
Basée sur une méthodologie qualitative et conduit au niveau national, l’étude repose sur 34 entretiens semi-directifs, menés avec l’appui d’interprètes multilingues pour inclure les personnes allophones. Elle permet ainsi de produire des connaissances complémentaires aux données cliniques et de documenter les obstacles structurels (droits, langue, logement, précarité, isolement) afin de proposer des outils de soutien adaptés.
Contact projet
Marta Lotto
marta.lotto@inserm.fr

