Le rôle des vésicules extracellulaire dans le neuropaludisme et l’anémie palustre sévère
Domaines
- Recherche
Thèmes
- Santé de la mère et de l’enfant
Sous-thèmes
- Recherche fondamentale en infectiologie
Pays
- Bénin
- France
Equipe de Sandrine Bourdoulous Biologie des cellules vasculaires dans l'infection, l'inflammation et le cancer. Equipe de Catherine Lavazec
Biologie de la transmission du Plasmodium
Institutions partenaires à l'étranger
Résumé de l’activité
Les décès liés au paludisme sont en majorité causés par ses formes sévères, notamment le paludisme cérébral (CM) et l’anémie palustre sévère (SMA), qui peuvent entraîner des séquelles neurocognitives à long terme. Bien que les causes exactes du CM et de la SMA ne soient pas totalement élucidées, elles semblent provenir d’un dysfonctionnement du système de l’hôte face à l’infection parasitaire. Le CM se caractérise par la rupture de la barrière hémato-encéphalique (BHE), entraînant une perméabilité vasculaire, tandis que la SMA se distingue par la destruction massive des globules rouges (GR) sains et parasités, une érythropoïèse inefficace et une production anormale des GR. Des études suggèrent que les vésicules extracellulaires (EVs), issues de diverses cellules comme les GR, les cellules gliales et endothéliales, pourraient jouer un rôle dans la pathogenèse du CM et de la SMA en transportant des molécules actives capables d’altérer les processus biologiques des cellules réceptrices. Nos résultats récents révèlent que le protéome et le miRNome des VEs plasmatiques de patients présentent des différences significatives en fonction des manifestations cliniques de la maladie. Ces observations soulignent la nécessité de réaliser des études plus approfondies sur le rôle des VEs, notamment leurs propriétés, leur contenu et leurs fonctions au cours du CM et de SMA. Dans ce projet, nous proposons une approche intégrative combinant la biologie moléculaire et cellulaire afin de caractériser les vésicules extracellulaires (EVs) issues de différentes formes cliniques du paludisme. Nous examinons leur contenu moléculaire, notamment le protéome et le miRNome, et étudions les mécanismes par lesquels les EVs dérivées des patients atteints de CM modifient les cellules endothéliales cérébrales et la différenciation des érythroïdes. Les résultats de ce projet amélioreront notre compréhension de la physiopathologie du CM et du SMA et ouvriront la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Contact projet
Rachida TAHAR UMR 261 MERIT Faculté de Pharmacie Laboratoire de Parasitologie, 4 Avenue de l’Observatoire 75006 Paris
rachida.tahar@id.fr

